Jeune Sang

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Roman, 1998

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Biographie

Mariane FIORI est née en 1968 à Edmonton, Canada.

Son enfance fut partagée entre l’Alberta anglophone et diverses régions de France. Dès ce temps, elle comprend que l’inclination de l’être humain pour le conditionnement, la force du préjugé, le besoin grégaire d’uniformité forment le socle commun de l’humanité.

Dès 7 ans elle écrit, bientôt dans les deux langues, le français et l’anglais.

A 18 ans,  l’erreur évitant l’errance, elle choisit de vivre en France.

Etudes de lettres jusqu’en troisième cycle, hypokhâgne et khâgne. Sa trajectoire dévie ensuite vers la scène : elle est trapéziste, et s’initie à la danse baroque pour danser Molière.

En 1998 sort un premier roman, Jeune Sang, aux Editions du Seuil, traduction allemande chez DVA en 2000.

L’écriture dramatique vient ensuite, et sera publiée plus tard: en 2002, sa pièce de théâtre Fraternité, fraternité  est retenue dans la sélection du Concours Le Cyrano. Suivront Eros et Psyché, mis en espace au GLOB Théâtre à Bordeaux en 2003 par J-L Ollivier.

Fraternité, fraternité est publiée en 2012 dans le Volume 17 aux ETGSO. Suivront Vita Nova en 2013, Volume 19, Rien ne saurait mieux mordre au cœur de mon époux (Médée) en 2014, Volume 23.

En 2014 un roman jeunesse pour les 12 ans et plus, Les Bottes du Gentilhomme, parait aux Editions Milathéa.

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AUX SOURCES DE L’INSPIRATION II : Philibert, enfant de Guyenne

27.01.2014

Marcher dans la ville et la voir transfigurée, telle qu’elle fut cinq cents ans en arrière : effacer les rues et les maisons, les quartiers et les rangées d’arbres, se retrouver dans la plaine et les champs traversés de ruisseaux où crient les oiseaux, la poule d’eau et le canard… Les bruits du marécage résonnent plus haut que ceux de la circulation routière. Apercevoir au loin les fumées hivernales des cheminées, les clochers gris des mêmes églises, par delà les tours de garde et les hauts remparts disparus.

Bientôt, le regard d’un enfant vient embrasser ce paysage et le restitue au lointain, la silhouette d’un garçon se tient au bord de ma route, ombre gris pâle au visage muet. Le personnage de fiction est un gamin sans âge qui apparaît dans ma rêverie, demandant qu’advienne l’écriture. Puis un long temps s’écoule, des jours, des semaines, l’événement a lieu dans la durée suspendue, traversant jours et nuits qui s’évanouissent dans le cours de la vie ordinaire. Les personnages traversent mon champ de vision et s’arrêtent, insistants et silencieux, attendant l’ouverture de leur destin.

Écrire un roman historique pour les enfants ayant pour cadre Bordeaux, voilà un bel enjeu. Mais à quelle période le situer, où et comment trouver la documentation qui permettra de construire un cadre crédible et rigoureux ? Car le roman demande à s’appuyer sur une réalité avérée, la fiction est un surplus de réalité dans les faits et agissements qu’elle relate et non une illusion efficace.

Les semaines les mois s’écoulent à nouveau, près d’un an.

http://pazapasblog.files.wordpress.com/2009/12/dscn1286.jpg

(Plan de Bordeaux le plus représentatif de cette époque, il manque cependant le Château Trompette sur l’actuelle Place des Quinconces….)

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Journal de la création

AUX SOURCES DE L’INSPIRATION : Philibert, enfant de Guyenne

Je vais raconter la genèse d’un récit et d’un personnage qui aboutiront à la création d’un livre : comment le destin d’une inspiration parvient à prendre corps, à être transmis à l’éditeur et aux partenaires qui viendront relayer la trajectoire de l’œuvre, afin qu’elle s’incarne dans un livre apporté au public.

Au commencement, rien de cela, seulement le quotidien de la vie à Bordeaux, les trajets faits dans la ville pour les besoins de l’existence, des lieux familiers dont on connaît un peu l’Histoire, à longueur d’année, et qui deviennent transparents.

D’où vient alors l’opacité, le temps d’arrêt soudain imposé à cette routine menée dans un décor usuel ? Un événement : l’exposition organisée par la Bibliothèque Municipale de Bordeaux Mériadeck du 4 juillet au 15 octobre 2011 autour de l’œuvre immense, fantasmagorique et foisonnante d’un historien-artiste graphique régional du XIX° siècle : Léo DROUYN.

Léo Drouyn a réalisé une collection des monuments et ruines ayant subsisté jusqu’à son époque, mais il n’a pas fait que cela : il a imaginé au crayon les bâtiments du temps passé, et leur a restitué une visibilité. Il a rendu à Bordeaux ses remparts médiévaux – un peu romancés – ses vignes, ses pressoirs et ses champs, ses bords de Garonne dépourvus de quais où l’on tirait les barques jusque sur la grève.

http://www.leodrouyn.com/leo/index.php?2005/09/05/15-actu

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